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Le cannibalisme comme signe précurseur de la décadence du genre humain

Erstellt am 05.02.2003 von Andreas Hermann Landl
Dieser Artikel wurde 2496 mal gelesen und am 06.07.2010 zuletzt geändert.

Source: Vladislav Marjanovic

Le cannibalisme est de nouveau avec nous :

en Afrique, en Europe, en Asie, aux Etats-Unis. Un phénomène tellement choquant que les médias évitent à lui donner autant de publicité comme pour d’autres crimes de Droit commun. Qui aurait cru? Vu du XXIème siècle, à l’époque de la conquête de l’espace et de du progrès foudroyant de la technologie, de la science, de la médecine, on a mal à croire que des rites et pratiques, considérés comme ayant été jeté dans la poubelle de l’Histoire, non seulement existent mais réapparaissent là où elles ne font pas partie du patrimoine culturel. Il serait trop simple de dire que ce ne sont que des cas isolés. Mais si des cas isolés de cette espèce se renouvellent, il faudrait bien se pencher sur ce problème afin de pouvoir le saisir et le combattre.

Plus grave pratique du cannibalisme en Congo Le signal le plus grave sur la pratique du cannibalisme vient du nord-est de la République démocratique du Congo où les factions rebelles continuent à se faire la guerre malgré les accords de paix signés le 17 décembre 2002 à Pretoria entre le gouvernement et les mouvements rebelles congolais et de celui du 30 décembre de la même année concernant le cessez-le-feu entre les différentes factions qui se combattent dans la région de l’Ituri.

Le 22 décembre 2002 l’évêque de Butembo, Mgr Melchsedek Situli a affirmé à l’Agence France Presse que « dans leur progression vers Beni et Butembo les hommes de Jean-Pierre Bemba se livrent aux pires atrocités:

Ils contraignent leurs prisonniers à Manger les organes d’hommes tués, en particulier des Pygmés.

C’est l’épouvante », fin de citation.

Le 26 décembre, le quotidien congolais de l’opposition « Le Phare » publie un grand article intitulé « La RDC à l’époque des cannibales – Ituri:

des organes génitaux à table!

» Les détails sur des cas de cannibalisme publiés dans ce journal ont été fournis par Honoré Kadima, commissaires aux Relations Extérieures du mouvement RCD-ML. Ce mouvement est, rappelons-le, en guerre avec deux autres mouvements rebelles:

    leMLC de Jean-Pierre Bemba et leRCD-N de Roger Lumbala.

Dans un premier temps, le MLC a essayé de nier ces faits, mais l’enquête effectuée depuis le 6 janvier par la MONUC et présentée le 15 au Conseil de Sécurité confirma nettement ces faits. Le lendemain, c’est-à-dire le 16 janvier, l’ambassadeur de la RDC auprès de Nations Unies a demandé la création d’un tribunal pénal international pour juger les auteurs. Mais les Nations-Unies, bien qu’avoir condamné ces exactions et les deux mouvements rebelles, ont tout de suite fait savoir qu’elles ne veulent pas s’engager d’avantage dans la protection de la population. Il y a ainsi le risque que cette affaire pourra rester sans suite. Comme si le cannibalisme n’était qu’un phénomène africain ! Mais le 16 janvier une information venant d’un des pays les plus développés de l’Europe, de l’Allemagne a retenu le souffle de l’opinion publique. Elle faisait état de l’anthropophagie au sein d’une secte de satanistes de Rotenburg, en Allemagne. En effet, le parquet de Trèves, dans l’Ouest de l’Allemagne à ouvert une enquête en mai dernier sur des rituels de meurtres cannibales. Cette enquête a connu une publicité nouvelle lorsque la télévision allemande avait présenté, le 16 janvier un film documentaire avec les témoignages de deux femmes et d’un enfant sur des meurtres cruels qui ont eu lieu lors de ces messes noires. Un fait divers ? Pas du tout. Selon le parquet de Trèves, ces histoires de meurtres et de cannibalisme durent depuis 15 ans et ne sont pas limitées seulement à l’Allemagne. D’autres pays voisins, notamment la Belgique, y sont impliqués aussi. Sans parler des cas isolés mais rien moins horribles comme au Kazakhstan, où deux hommes ont été condamnés à mort en octobre 2002 pour avoir tué et mangé sept prostituées, en Biélorussie en 2001, en Finlande en 1999, au Venezuela dans la même année, en Italie en 1998, aux USA, où un certain Jeffrey Damer avait mangé 17 personnes, ou en Russie où Andrei Tchikatilo, avait tué et mangé 52 personnes, surtout femmes et enfants. Cette liste pourrait se poursuivre. Mais ce qui frappe, c’est que ces cas d’anthropophagie apparaissent toujours à nouveau et sont souvent liés à des tortures sadiques. Pour quelles raisons ? Il serait trop simple de répondre à cette question par des arguments anthropologiques. Certes, chaque civilisation a connu l’anthropophagie rituelle quelle que soit la couleur de sa peau. Mais les victimes, du moins n’étaient pas torturés. Certaines situation de pénurie ont poussé les démunis à l’anthropophagie au cours de toute l’histoire humaine, que ce soit pendant la guerre de Trente Ans, en Europe au XVIIème siècle ou en Russie à l’époque de la Révolution et de la collectivisation. On connaît aussi des récits stupéfiants des grands voyageurs en Afrique dans les siècles antérieurs qui rapportent des témoignages sur le cannibalisme. Mais les cannibales eux-mêmes donnaient la raison pour laquelle il l’a pratiquent. Dans la forêt vierge surtout, la viande humaine offrait des protéines et l’accès à elle était plus facile que la chasse aux animaux. On capturait ainsi les hommes de tribus adversaires qu’on engraissait pour les consommer lors des cérémonies, on mangeait des cadavres de parents proches ou bien on les troquait avec d’autres tribus, au lieu de les enterrer, toujours pour la même raison. Même le premier président centrafricain Boganda avait raconté en 1958 au publiciste allemand Hans Otto Meissner de se rappeler avoir, en tant que garçon âgé de six ans, pris part au festin où on avait mangé le corps de sa grand-mère défunte. Dans les guerres, l’anthropophagie permettait aux guerriers de prendre en soi l’âme et les valeurs de l’ennemi. Mais à l’heure actuelle, l’anthropophagie en RDC est motivée par d’autres raisons : militaires, tout d’abord, pour semer l’effroi chez l’ennemi et politique, en raison de l’application de la purification ethnique. D’ailleurs l’opération de conquête de l’Ituri que mènent le MLC et le RCD-N est baptisé « Effacez le tableau », un nom sinistre et les visés sont surtout les Nandés, qui font la majorité des troupes du RCD-ML et les Pygmées, qui ne sont même pas considérés comme êtres humains. Ainsi, les cas d’anthropophagie actuelle ont plus à voir avec la perversité d’une secte sataniste qu’avec une tradition africaine proprement dite. Au fait, la cruauté et la pathologie appliqué aussi bien dans l’Ituri qu’au sein de sectes satanistes ou par des particuliers témoignent surtout d’une déviation mentale issue d’une révolte contre les contraintes sociales. Le satanisme, avec ses messes noires et victimes humaines, existe depuis longue date comme réaction aux privations de libertés des mœurs imposées par l’église. Ce que cette secte appliquait et continue de le faire, c’est de prêcher le contraire de la morale chrétienne afin de donner libre cours à la nature et aux instincts de l’individu. Une protestation, certes, mais une déviation aussi, car cette liberté ne stimule que les forces de la destruction mentale et collective. Ce qui est pourtant préoccupant, c’est que le démontage de l’État social, l’appauvrissement rapide des plus larges couches sociales dans le monde entier, les crises, l’effondrement économique et les guerres qui déstabilisent l’esprit humain au point de lui bouleverser toutes les valeurs éthiques. Ne pouvant espérer à l’amélioration de son sort, voyant les perspectives d’avenir toujours plus précaires, ce ne sont que ses passions les plus basses aveuglés par toutes sortes de frustrations qui vont se déchaîner chez un nombre toujours plus grand d’individus. Plus la dégradation sociale dans le monde continuera, plus les exactions telles le cannibalisme risquent de se propager. Plus ceux qui gèrent le nouvel ordre mondial fermeront les yeux devant ce phénomène, plus il sera difficile de le réprimer. Pourtant le tocsin social sonne. Mais on préfère ne pas l’entendre.

 

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